Les frelons asiatiques (Vespa velutina)

Le frelon asiatique, Vespa velutina nigrithorax, s’est largement installé en France depuis sa première détection au début des années 2000. Sa progression rapide a suscité de nombreuses inquiétudes, en particulier chez les apiculteurs, les arboriculteurs et les personnes chargées de préserver la biodiversité locale.

Cet insecte chasse de nombreuses espèces, dont les abeilles domestiques et d’autres pollinisateurs. Il peut également fréquenter les vergers pour consommer des fruits mûrs ou déjà abîmés. Son impact varie toutefois selon les régions, les saisons et la densité locale des colonies.

D’où vient le frelon asiatique ? Comment une population initialement très réduite a-t-elle pu coloniser une grande partie de l’Europe ? Quels sont ses effets réels sur les abeilles et les autres insectes ? Et quelle place les pièges peuvent-ils occuper dans une stratégie de lutte raisonnée ?

Pour répondre à ces questions, il faut connaître le cycle de vie du frelon asiatique, ses capacités d’adaptation et revenir sur son origine.

Un frelon asiatique

Le frelon asiatique en quelques points

  • Le frelon asiatique à pattes jaunes est une espèce exotique envahissante originaire d’Asie.
  • La première implantation connue en France a été identifiée en 2004 dans le Lot-et-Garonne.
  • Son introduction serait liée au transport accidentel d’une femelle fondatrice fécondée dans une cargaison provenant de Chine.
  • Les analyses génétiques suggèrent qu’une seule lignée maternelle est à l’origine de la population initialement installée en France.
  • Le frelon asiatique se nourrit de substances sucrées et capture des insectes pour alimenter ses larves.
  • Sa présence peut provoquer une forte pression sur les ruches, notamment entre la fin de l’été et l’automne.

Article rédigé par Stéphane Charrier, entomologiste spécialisé dans les hyménoptères et les espèces invasives. Dernière vérification scientifique : juillet 2026.

Une espèce originaire d’Asie

Le frelon asiatique appartient à la famille des Vespidae, qui comprend les guêpes sociales et les différentes espèces de frelons. Son aire d’origine est vaste. Elle couvre plusieurs régions d’Asie, notamment une partie de la Chine, du nord de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est.

La population introduite en France correspond à la forme sombre généralement appelée Vespa velutina nigrithorax. Elle est aussi connue sous le nom de frelon à pattes jaunes, en référence à la coloration caractéristique de l’extrémité de ses pattes.

Dans son aire naturelle, cette espèce évolue au sein d’écosystèmes où elle côtoie d’autres prédateurs, parasites et espèces concurrentes. Lorsqu’elle a été introduite en Europe, elle a trouvé des ressources alimentaires abondantes, des conditions climatiques favorables dans de nombreuses régions et une grande diversité de sites de nidification.

Sa capacité d’adaptation est importante, mais il serait excessif d’affirmer qu’elle peut survivre sous tous les climats (même si ce n’est pas loin d’être le cas). Le développement des colonies dépend notamment des températures, de la disponibilité des proies, de l’accès à l’eau et des conditions rencontrées au printemps. Les hivers rigoureux peuvent provoquer une forte mortalité chez les fondatrices, sans pour autant empêcher durablement l’expansion de l’espèce.

L’arrivée du frelon asiatique en France

La première implantation connue du frelon asiatique en France a été identifiée en 2004 dans le Lot-et-Garonne, à proximité d’Agen. Il est possible que l’introduction réelle ait eu lieu un peu plus tôt, avant que la présence de l’espèce soit remarquée et correctement déterminée. La première publication scientifique signalant officiellement l’espèce en France n’est parue qu’en juin 2006 dans le Bulletin de la Société entomologique de France.

L’hypothèse la plus souvent retenue est celle d’une introduction accidentelle à l’occasion d’un transport de marchandises provenant de Chine. Une femelle fondatrice fécondée aurait pu passer l’hiver à l’abri dans une caisse, un conteneur ou un lot de poteries, avant de reprendre son activité une fois arrivée en France.

La piste des poteries chinoises est régulièrement évoquée, notamment en raison des échanges commerciaux avec la région de Yixing. Cette ville est connue depuis longtemps pour sa production de céramiques et de théières. Une fondatrice dissimulée dans une cargaison aurait ainsi pu voyager sans être détectée.

Le scénario reste toutefois une reconstitution scientifique. Personne n’a observé directement le transport de la fondatrice ni identifié le conteneur précis à l’origine de l’introduction. Il convient donc de présenter cette explication comme l’hypothèse la plus probable, et non comme un fait établi dans tous ses détails.

carte frelon asiatique france asie

Une seule fondatrice à l’origine de la population française

Pendant plusieurs années, il semblait logique d’imaginer que plusieurs individus avaient été introduits en France. La rapidité de la colonisation pouvait laisser penser qu’un groupe de fondatrices était arrivé au même moment ou à l’occasion de plusieurs transports successifs.

Les analyses génétiques ont cependant conduit les chercheurs à envisager un autre scénario. Une étude publiée en 2015 dans la revue scientifique Biological Invasions a comparé la diversité génétique de populations européennes avec celle de populations asiatiques.

Les scientifiques ont notamment étudié des marqueurs microsatellites et l’ADN mitochondrial. Les microsatellites sont de courtes séquences d’ADN qui permettent de comparer la diversité entre différents individus. L’ADN mitochondrial, transmis par la lignée maternelle, permet quant à lui de retracer l’origine des femelles fondatrices.

Les résultats ont révélé une diversité mitochondriale extrêmement faible au sein de la population européenne étudiée. Tous les individus analysés appartenaient à la même lignée maternelle. Cette observation soutient fortement l’hypothèse d’un événement d’introduction unique, probablement à partir d’une seule femelle fondatrice déjà fécondée.

Cette conclusion est parfois résumée par l’idée qu’une seule reine serait à l’origine de tous les frelons asiatiques présents en France. La formule est parlante, mais elle doit être comprise correctement. Les individus actuels ne sont pas tous génétiquement identiques et ne descendent pas directement d’une seule mère au sens immédiat. Ils appartiennent à une population issue d’une même lignée maternelle initiale, qui s’est ensuite reproduite pendant de nombreuses générations.

Sur le terrain, ce résultat est particulièrement intéressant. Il montre qu’une espèce sociale peut réussir à s’implanter malgré une diversité génétique initialement faible. Chez le frelon asiatique, l’accouplement d’une fondatrice avec plusieurs mâles peut apporter une certaine diversité à sa descendance. Ce phénomène aurait pu contribuer à la capacité d’adaptation de la population introduite.

Il ne faut pas pour autant présenter cette diversification comme une stratégie consciente de l’insecte. La femelle ne s’accouple pas dans le but de renforcer son patrimoine génétique. L’augmentation de la diversité génétique est une conséquence possible des accouplements multiples.

Origine probable : l’est de la Chine

Les recherches génétiques et démographiques ont également permis d’étudier plusieurs scénarios concernant la région d’origine de la population introduite en France.

Le scénario considéré comme le plus probable situe cette origine dans une zone comprise entre les provinces chinoises du Zhejiang et du Jiangsu. Cette région englobe notamment la métropole de Shanghai et la ville de Yixing. La correspondance entre cette origine génétique probable et l’activité commerciale de Yixing renforce l’hypothèse d’un transport accidentel avec des poteries. Elle ne permet toutefois pas de déterminer avec certitude le point de départ exact de la marchandise ni le lieu où la fondatrice s’était dissimulée.

Cette distinction entre ce qui est démontré et ce qui reste probable est importante. Les analyses d’ADN peuvent rapprocher une population introduite d’une région d’origine. Elles ne permettent pas toujours de reconstituer chaque étape matérielle de son voyage.

Une expansion rapide sur le territoire français

Implantation initiale en France : le Sud-Ouest

Après son introduction, le frelon asiatique s’est rapidement acclimaté dans le Sud-Ouest de la France. Les conditions climatiques relativement douces, la disponibilité des insectes et la présence de nombreux sites favorables à la construction des nids ont facilité son installation.

L’espèce a ensuite colonisé progressivement de nouvelles régions. Les futures fondatrices jouent un rôle essentiel dans cette expansion. À la fin du cycle annuel, elles quittent leur colonie, s’accouplent puis recherchent un abri pour passer l’hiver. Au printemps suivant, les survivantes se dispersent et tentent de créer leur propre nid.

Dispersion naturelle et transports accidentels

Cette dispersion naturelle permet à l’espèce de progresser de proche en proche. Des transports accidentels peuvent aussi accélérer son avancée. Une fondatrice abritée dans du bois, du mobilier de jardin, un véhicule ou une marchandise peut être déplacée bien au-delà de sa distance normale de vol.

Son adaptation à des habitats très variés

Les frelons asiatiques se sont adaptés à des habitats très variés. Ils sont présents dans les espaces forestiers, les zones agricoles, les vergers, les villages et les villes. Ils peuvent construire leur nid dans un arbre, sous un toit, dans un garage, un cabanon, une haie dense, une cavité de bâtiment ou, plus rarement, près du sol.

Les observations réalisées en France montrent qu’environ 70 % des nids signalés sont installés à plus de 10 mètres de hauteur dans les arbres. Une proportion comparable des colonies étudiées s’est déplacée depuis un premier nid vers un nid secondaire. À la fin de la saison, les plus grands nids peuvent atteindre jusqu’à 80 cm de largeur.

La colonisation de l’ensemble du territoire

Aujourd’hui, le frelon asiatique est installé dans l’ensemble de la France métropolitaine, Corse comprise. Il a également été observé dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

La progression territoriale a été particulièrement rapide. Le frelon asiatique était signalé dans 13 départements français en 2006, puis dans 56 départements en 2012. Il est aujourd’hui établi dans l’ensemble des régions et a également atteint la Corse.

Une progression rapide mais variable selon les régions

Cette évolution en moins de vingt ans illustre sa forte capacité de dispersion, à laquelle s’ajoutent probablement des déplacements accidentels liés aux activités humaines. Cependant, cette progression n’est pas uniforme. Selon les régions, l’altitude, les températures hivernales et les conditions du printemps peuvent ralentir ou accélérer le développement des colonies.

L’alimentation du frelon asiatique

Le frelon asiatique est un insecte opportuniste dont les besoins alimentaires évoluent selon son âge, sa fonction et la période de l’année.

Les adultes recherchent principalement des substances sucrées. Ils peuvent consommer du nectar, du miellat, des jus de fruits mûrs ou d’autres liquides riches en glucides. Ces ressources leur fournissent l’énergie nécessaire pour voler, construire le nid et chasser.

Les larves ont besoin de protéines. Les ouvrières capturent donc des insectes, qu’elles découpent avant de rapporter au nid une boulette de tissus musculaires. Les abeilles domestiques font partie de leurs proies favorites, même si elles ne constituent pas leur unique ressource.

Le régime alimentaire peut également comprendre des mouches, des guêpes, des papillons et différents autres insectes. La proportion de chaque proie varie selon le milieu. En zone urbaine ou autour des ruchers, les abeilles domestiques peuvent devenir particulièrement accessibles et représenter une part importante des captures.

Le frelon asiatique est capable de pratiquer le vol stationnaire devant une ruche. Il attend la sortie ou le retour d’une butineuse, la saisit en vol puis se pose à proximité pour la découper. Il conserve généralement les parties riches en muscles, qu’il transporte jusqu’au nid pour nourrir les larves.

Les larves produisent en échange une sécrétion sucrée consommée par les adultes. Cette relation alimentaire entre adultes et larves participe au fonctionnement de la colonie.

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Les impacts sur les abeilles et la biodiversité

predation d un frelon asiatique sur une abeille

Le frelon asiatique exerce une pression importante sur les colonies d’abeilles domestiques, en particulier lorsque plusieurs individus chassent régulièrement devant les ruches.

La prédation directe provoque la perte de butineuses. Mais sur le terrain, l’effet le plus préoccupant n’est pas toujours le nombre d’abeilles capturées. La présence permanente de frelons devant l’entrée peut provoquer une réduction importante des sorties et un stress constant sur les abeilles.

Les abeilles restent alors à l’intérieur de la ruche ou limitent leurs déplacements. La colonie récolte moins de nectar et de pollen, tandis que ses réserves continuent d’être consommées. Cette situation peut affaiblir les colonies à la fin de l’été et compromettre leur préparation à l’hivernage.

Les ruches déjà fragilisées par un manque de ressources, des parasites, des maladies ou d’autres facteurs environnementaux sont souvent plus vulnérables. Même si le frelon asiatique y participe fortement, il serait toutefois inexact d’attribuer à lui seul l’ensemble des difficultés rencontrées par les abeilles. La santé des colonies dépend de nombreux facteurs qui peuvent se renforcer mutuellement.

Une prédation qui ne concerne pas uniquement les abeilles

Le frelon asiatique capture aussi de nombreux autres insectes. Des mouches, des guêpes, des papillons et différents pollinisateurs peuvent entrer dans son régime alimentaire.

Une étude française sur le régime alimentaire du frelon asiatique a permis d’intercepter environ 12 200 frelons revenant à leur nid et de recueillir 2 151 proies. Les analyses ont montré que les abeilles domestiques représentaient 38,1 % des proies identifiées, devant les mouches avec 29,9 % et les guêpes sociales avec 19,7 %. Au total, les chercheurs ont mis en évidence un spectre alimentaire comprenant au moins 159 espèces d’arthropodes.

Ces proportions ne sont toutefois pas identiques partout. Elles évoluent selon le paysage, la saison et les ressources disponibles. En milieu urbain ou près des ruchers, les abeilles peuvent représenter une part plus importante des captures. Dans les milieux agricoles ou forestiers, le régime peut être davantage diversifié.

Cette étude démontre donc que le frelon asiatique ne se nourrit pas uniquement d’abeilles. En revanche, elle ne permet pas de conclure que son impact est identique sur chacune des espèces détectées.

Des conséquences visibles aussi dans les vergers

Les frelons adultes sont attirés par les fruits mûrs, très sucrés ou endommagés. Dans certains vergers, ils peuvent accentuer les dégâts et gêner les opérations de récolte.

Cette présence est particulièrement visible à la fin de l’été et en automne, lorsque les colonies sont très développées et que les ressources sucrées deviennent importantes. Selon les cultures, les frelons peuvent être observés sur les raisins, les poires, les pommes, les figues ou d’autres fruits. Il est néanmoins préférable de parler de dégâts localisés plutôt que de pillage systématique des récoltes.

Les risques pour les personnes

Le frelon asiatique possède un aiguillon et peut piquer à plusieurs reprises. Sa piqûre est douloureuse et son venin peut provoquer une réaction allergique sévère chez certaines personnes.

Contrairement aux idées reçues, un frelon isolé en train de chasser ou de consommer un fruit ne cherche « généralement » pas à attaquer. Le danger augmente principalement lorsqu’une personne s’approche d’un nid actif ou provoque des vibrations à proximité.

Les accidents surviennent souvent pendant des travaux de jardinage : tonte, taille d’une haie, débroussaillage ou élagage. Un nid dissimulé dans une haie, un arbre creux ou une construction peut être dérangé avant même d’avoir été repéré.

La colonie réagit alors pour défendre le nid. Plusieurs ouvrières peuvent sortir simultanément et poursuivre la personne considérée comme une menace sur une certaine distance.

Une difficulté respiratoire, un gonflement du visage ou de la gorge, un malaise, une réaction généralisée ou des piqûres multiples nécessitent un appel immédiat aux services d’urgence. En France, les numéros à composer sont le 15 ou le 112.

Les mesures mises en place pour limiter sa progression

Face à l’installation rapide du frelon asiatique, les autorités, les apiculteurs, les organismes sanitaires et les équipes de recherche ont développé différentes mesures de surveillance et de gestion.

Des campagnes d’information ont été mises en place afin d’aider le public à reconnaître l’espèce et à signaler les nids. Les dispositifs ne sont toutefois pas identiques dans toutes les régions. Selon les territoires, le signalement peut passer par une plateforme spécialisée, une mairie, un groupement sanitaire apicole ou un organisme local.

La destruction des nids actifs représente une mesure importante lorsqu’ils sont situés à proximité des habitations, des lieux fréquentés ou des ruchers. Cette intervention doit être confiée à un professionnel formé et correctement équipé.

> Pour plus d’information rendez-vous sur notre article autour de la destruction des nids de frelon

Des recherches sont également en cours pour améliorer la détection des nids, protéger les ruches, rendre les pièges plus sélectifs et mieux comprendre les déplacements des frelons.

Il n’existe cependant pas de méthode unique capable d’arrêter à elle seule l’expansion de l’espèce. Le frelon asiatique est désormais durablement installé sur une grande partie du continent européen. La gestion vise donc principalement à limiter ses impacts dans les secteurs les plus sensibles.

La place des pièges dans la lutte contre le frelon asiatique

Le piégeage peut grandement participer à la gestion du frelon asiatique, à condition d’être utilisé avec un objectif précis et dans un contexte adapté.

Un piège à frelon asiatique peut être employé pour surveiller la présence du frelon, réduire la pression autour d’un rucher ou capturer des fondatrices dans le cadre d’un protocole local.

L’efficacité du dispositif dépend de plusieurs paramètres : sa conception, le choix de l’appât à frelon asiatique, son emplacement, la période de pose, les conditions météorologiques et la densité locale des frelons.

Des pièges pour lutter contre l’invasion des frelons asiatiques

Des pièges sélectifs ont spécialement été élaborés pour capturer les reines avant qu’elles ne construisent leur nid. Plus récemment, des études ont été financées afin de développer des méthodes biologiques de lutte contre cette espèce très invasive.

À l’heure actuelle, un des moyens mis en place pour ralentir l’invasion des frelons asiatiques est l’utilisation de pièges à frelons combinés à des appâts spécifiques. C’est une technique sure, car elle a déjà fait ses preuves par le passé sur d’autres type d’insectes. De plus, plusieurs analyses démontrent l’efficacité des pièges s’ils sont utilisés correctement. Le principe est simple, il suffit d’acheter un piège spécialement conçu pour le frelon asiatique et de l’associer à un appât performant et sélectif.

En travaillant collectivement, il est possible de contribuer à limiter la propagation des frelons et ainsi participer à la protection de l’écosystème français. C’est pourquoi, une prise de conscience est nécessaire afin de ralentir l’éclosion de nids de plus en plus répandus sur tout le territoire.

Questions fréquentes sur le frelon asiatique

Le frelon asiatique est désormais installé dans l’ensemble de la France métropolitaine, Corse comprise. Son abondance peut toutefois varier selon les régions, l’altitude et les conditions climatiques.

La lignée introduite en France serait originaire d’une région située dans l’est de la Chine, entre les provinces du Zhejiang et du Jiangsu. Son transport accidentel avec une cargaison de poteries provenant de Yixing constitue l’hypothèse la plus souvent retenue.

Les analyses génétiques soutiennent l’hypothèse d’une introduction initiale à partir d’une seule lignée maternelle, probablement une femelle fondatrice déjà fécondée. Les frelons actuels ne sont toutefois pas tous génétiquement identiques.

Le frelon asiatique présente un thorax brun noir, un abdomen majoritairement sombre avec un large segment orangé, une face orange et l’extrémité jaune des pattes.

Non. Les abeilles domestiques font partie de leurs proies principales, mais les frelons asiatiques capturent également des mouches, des guêpes, des papillons et autres insectes pollinisateurs.

Non. Un piège peut capturer des individus et réduire grandement leur présence, mais il ne neutralise pas la reine ni le couvain présents dans le nid.

Non. La sélectivité dépend souvent de l’attractif utilisé, de la période et de l’emplacement. Les captures d’insectes non ciblés doivent toujours être surveillées.

Il faut garder ses distances, interrompre les travaux à proximité, ne pas tenter de détruire le nid et contacter le dispositif local de signalement ou un professionnel qualifié.

Une gestion fondée sur l’identification et l’observation

L’installation du frelon asiatique en France représente un enjeu important pour l’apiculture, certains vergers et la biodiversité. Son introduction accidentelle montre aussi la facilité avec laquelle une espèce peut être transportée au-delà de son aire naturelle par les échanges commerciaux.

Son éradication complète n’est aujourd’hui plus un objectif réaliste à l’échelle nationale. La lutte consiste surtout à limiter les effets de l’espèce dans les zones où la pression est la plus forte, à protéger les ruchers et à intervenir sur les nids qui représentent un danger.

Dans la majorité des cas, une action pertinente commence par une identification correcte. Il faut ensuite observer le comportement des frelons, repérer l’éventuelle présence d’un nid et choisir une méthode proportionnée à la situation.

La destruction professionnelle des nids, la protection physique des ruches, la surveillance et le piégeage sélectif peuvent être combinés. Aucun de ces moyens ne constitue à lui seul une solution universelle.

Sur le terrain, mieux comprendre le cycle du frelon asiatique permet d’éviter les interventions inutiles et de réduire les effets sur les autres insectes.

Les solutions développées par Easy Trap s’inscrivent dans cette démarche de piégeage suivi, adapté à l’insecte ciblé et associé à une observation régulière des captures.

Photos et inforgraphies réalisées par IA.